vendredi 18 octobre 2013

Alors, Fukushima ça va ou ça ne va pas?

Dans mon précédent article je vous avais parlé de l'intervention de Nelson Surjon sur La situation des enfants de Fukushima.

L'évacuation des enfants de Fukushima a été depuis toujours sa priorité et sa préoccupation comme elle continue de l'être pour les parents restés à Fukushima sans avoir les moyens financiers entre autres, de quitter la région, comme nous l'avons vu lors de la rencontre à Paris cet été avec huit enfants et leurs accompagnateurs: Rencontrons les EnfantsProtéger les enfants fût une OBLIGATION à laquelle a failli le gouvernement japonais lors ce cette catastrophe nucléaire en cours, laissant à la population le soin de le faire à sa place sans leur donner les moyens.

Avec l'accord de Nelson Surjon, nous partageons aujourd'hui l'intégralité de son intervention qui a eu lieu le 12 octobre 2013 à la Place de la Bastille lors du
NO NUKES DAY


Alors, Fukushima ça va ou ça ne va pas?

子供を守れ!
Kodomo o mamore!
 Protéger les enfants!

« Bonjour a tous

Je tenais à remercier Yūki et toute l’équipe de Yosomono-net, ainsi que le groupe Sortir du Nucléaire Paris pour me donner l’opportunité de m’adresser à vous  une fois de plus, pour vous parler des conditions de vie des enfants  de Fukushima.

Si vous tenez compte des informations données par la presse locale et des médias internationaux, la crise nucléaire à Fukushima est complètement sous contrôle.
Le premier Ministre a tellement convaincu le Comité Olympique International, que le Japon s’est vu offrir les JO à Tokyo pour 2020.
Cependant, tout le monde n’est pas du même avis que le Premier Ministre.
Certains de son propre parti, peu nombreux soient-ils, remettent  en question son optimisme à ce sujet.

Alors, Fukushima ça va ou ça ne va pas? 

Eh bien, à Fukushima, beaucoup se sont sentis insultés …

Premièrement, à cause de cet énorme mensonge de la part du Premier Ministre Abe annonçant avec une telle détermination, que la situation à Fukushima est «SOUS CONTRÔLE».

Deuxièmement, des milliers d’évacués pourraient largement se voir attribuer ces millions, afin d’être dédommagés, relogés ou tout simplement utiliser cet argent pour une vraie décontamination, si futile soit-elle. Finalement cet argent sera dépensé égoïstement pour les JO.

À ce jour, pour les victimes de Fukushima, rien n’a changé! Pour eux, la catastrophe, c’était hier!

Abe-san fait appel à:
  • la solidarité, 
  • l’entraide, 
  • la reconstruction,
  • l’espoir, 
  • la ténacité, 
  • au patriotisme de chacun. 

Car tels sont les mots clés, qui lui sont nécessaires pour alimenter aisément une propagande massive sur sa propre nation.

Abe-san et le lobby nucléaire ont énormément misé sur la complaisance de la population. Et ça MARCHE! 

À Tokyo, Fukushima est une chose du passé.
Dans le reste du Japon, les gens pensent que la contamination ne les a pas atteints. Donc, tout  DOIT bien se passer à Fukushima.

Aux États Unis, ils n’arrivent pas à prononcer «Fukushima». 
C’est Fikishama ou Kukushima.

En France ce n’est pas mieux ! 
J’ai demandé à un jeune de 25 ans, il y a quelque jours de cela, s’il pouvait me dire ce qui c’était passé à Fukushima. Il n’a pas pu me répondre! "C’est quoi Fukushima?"  

Une autre personne d’une quarantaine d’années me demanda si j’avais évacué de la Chine à cause du Tsunami! Noooon, ce n’est pas la Chine!

Tout ceci pour dire que la complaisance globale sur cette catastrophe est un fait.

Que d’ici 2020, les visiteurs des JO, pourront faire un petit tour touristique près de la centrale en bus! Véridique!
Tout ceci aux dépens de femmes et enfants, de parents et grands-parents, qui sont prisonniers et abandonnés à leur triste sort, pour des raisons financières, d’emploi ou familiales.

Alors Fukushima, ça va ou ça ne va pas? 

Carte de contamination: Fukushima, Ibaraki, Tochigi, Chiba et Tokyo

Nombreuses ont été les personnes qui  ont réussi à évacuer lors des premiers jours (pas grâce au gouvernement, je vous assure!) Malheureusement, ils sont partis par le mauvais chemin. Le gouvernement a caché volontairement une simulation appelée SPEEDI qui en temps réel donnait les précieuses indications sur un plan d’évacuation qui aurait permis aux habitants de Fukushima de se protéger contre le nuage radioactif qui les poursuivait.

Les chiffres des évacués

Jusqu'à Juillet 2013, 160 000 personnes ont évacué, dont près de 57 000 en dehors de la préfecture. La plus part se sont réfugiées à Tokyo, Niigata et Yamagata.


47 000 vivent encore dans des préfabriqués de fortune et 10 600 sont toujours abritées par leur famille.



La plupart des gens, comme ceux de Minami Soma se sont réfugiés dans des villes comme Koriyama ou la ville de Fukushima, pourtant a 60 km de la centrale mais encore plus irradiées que les communes qu’ils venaient juste de quitter. 



Cette évacuation soudaine a entraîné une misère tant sanitaire que psychologique. Un stress omniprésent, la peur au ventre et cette sensation d’avoir été trahis et abandonnés, par un gouvernement qu’ils n’auraient jamais remis en question auparavant.



Le Nucléaire, ce n’est pas seulement un danger pour la santé physique, mais il attaque aussi violemment le psychisme des victimes.

Les mères de Fukushima veulent protéger leurs enfants, donc elles sont parties loin, peut être trop loin, car elles se sentent délaissées peu à peu, car leurs maris ont dû rester derrière pour ne pas perdre leur travail. Les plus chanceux, rejoignent leur famille pendant les weekends.

D'autres maris ne comprennent pas pourquoi leurs femmes sont parties, car beaucoup doivent nier l’évidence d’une radiation dangereuse pour garder leur travail.

L’alcoolisme et les divorces augmentent, les familles séparées, déchirées.

Il y a aussi la discrimination à l’intérieur et à l’extérieur de Fukushima. Ceux qui ont pris conscience du danger se retrouvent écartés de la société et doivent affronter la réalité seuls, livrés à eux-mêmes.

Certains se cachent de leurs voisins quand ils mesurent le taux de radiation autour de leur maison, pour ne pas engendrer une «peur collective».

À Fukushima, il est tabou de parler de radiation à son voisin, à sa propre famille, même à son docteur! Surtout ne pas parler de radiation aux docteurs.

La plupart des docteurs de Fukushima, souvent les mains liées ou tout simplement de connivence avec les autorités, déclarent systématiquement qu’aucun de leur symptômes n’est lié à la radiation. Aucun! C’est dans la tête que ça se passe.

Une étude épidémiologique massive a été lancée à  Fukushima sous la stricte supervision de l’Université Médicale de Fukushima.

Les cobayes sont les 2 millions d'habitants de la préfecture et ses 360 000 enfants. Les tests sont faits à la va vite et souvent incomplets, voir même complètement faux. 

De nombreux parents se plaignent de malveillance auprès du corps médical. Heureusement, les mères ne sont plus dupes et arrivent à faire suivre leurs enfants dans des cliniques indépendantes qui leur disent la vérité.

Toutefois voici quelques témoignages de mères de Fukushima

"J’ai emmené mon deuxième fils qui souffre d’une thyroïde enflée à l’hôpital connu pour les traitements de la thyroïde, Le médecin lui a touché la thyroïde et a écrit effectivement sur le dossier qu’il a des kystes. Je lui ai dit que nous étions de Fukushima, alors il m’a dit qu’il n’avait pas le droit de donner son avis aux réfugiés de Fukushima."

"Mon fils a toujours la thyroïde enflée, pas d’appétit. Malgré tout, il faut l’autorisation soit de la préfecture de Fukushima, soit de l’Université Médicale de Fukushima pour le traitement. Je suis prête à payer beaucoup d’argent pour le suivi, mais ce n’est pas une question d’argent car évidemment, mon fils est couvert part la sécurité sociale."

"Bonjour. On m’a dit « Demandez d’abord à l’Université Médicale de Fukushima et attendez la réponse ». Autrement dit, aucun médecin ne peut rien faire avec les habitants et les réfugiés de Fukushima sans autorisation. Par conséquent, mon médecin ne m’a donné ni diagnostic, ni l’état actuel de ma thyroïde."

"Mon fils s’est fait refuser dans un hôpital qui se trouve à Nagano. J’avais déjà eu la même expérience ailleurs aussi. Le médecin m’a dit qu’il peut soigner un petit rhume ou une blessure, mais pas la thyroïde ni les maladies qui seraient liées à la radioactivité. Il m’a aussi montré une fiche « Avis sur le suivi de la santé des habitants de Fukushima » délivrée par la préfecture de Fukushima."

"Pour soigner les réfugiés et les habitants de Fukushima, il faut absolument une autorisation de la préfecture de Fukushima qui dit que c’est eux qui prennent l’entière responsabilité de la santé et de la radioactivité de tous les habitants « à vie ». C’est absurde ce qu’ils disent..."  

Une catastrophe qui touche et qui a touché des personnes comme vous et moi, simples citoyens, qui avons cru un jour que nos gouvernements seraient aptes à faire face à de telles situations et qui sauraient nous protéger le jour «J». Mais ce n’est pas le cas. Tchernobyl l’a prouvé, Fukushima le prouve!
Par expérience personnelle, je peux vous témoigner qu’aucun gouvernement vous protégera et fera le nécessaire pour vous CALMER, pour vous faire oublier, pour vous faire accepter!

Les premières victimes d’une catastrophe nucléaire sont les enfants et ceux de Fukushima ne font pas exception.

Les enfants de 0 à 18 ans d’âge, au lieu d’être évacués, sont désormais officiellement devenus les cobayes d’une expérimentation nucléaire, comme à Tchernobyl, en Polynésie, Hiroshima, Nagasaki et en Irak. 

Voici les derniers chiffres sur l’état des enfants

Il y a donc 360 000 enfants dans la préfecture de Fukushima. Près de 170 000 enfants ont fait partie de l’étude épidémiologique, qui révéla que presque la moitié est atteinte d’anomalies de la thyroïde. Durant ma dernière intervention ici même l’année dernière, j’annonçais un deuxième enfant atteint du cancer de la thyroïde. Nous sommes en Octobre 2013 et 44 enfants présentant des tumeurs cancérigènes de la thyroïde, dont 18 cas confirmés cancers de la thyroïde. Ce chiffre va augmenter très rapidement. Les derniers résultats devront être publiés d’ici quelques semaines. 


La norme « internationale » est de 1 cas sur 100 000!

Nous sommes à 44 sur 170 000. Il faut se rappeler  que nombreux sont ceux qui ont évacué et n’ont pas participé a cette étude, que nombreux tests sont faussés par manque de temps, d’argent ou d’intégrité de la part des docteurs et encore plus important, ce n’est qu’a Fukushima et comme vous le savez aussi bien que moi, la radiation n’a pas de frontières!

Cependant  les enfants essaient de vivre une vie d’enfants, mais trop souvent, les signes externes les ramènent trop vite à la réalité. 

Les enfants se parlent entre eux de la radiation. À table le soir, ils entendent leurs parents en parler d’un ton inquiétant, des rumeurs fondées ou pas circulent et alimentent leurs peurs.

Ils ne peuvent plus jouer dehors, ils doivent même avoir peur en silence pour ne pas engendrer une panique collective.

Cependant, ils sont forcés à manger des produits potentiellement contaminés à l’école, à participer à des jeux collectifs en plein air sur une terre radioactive. 

D'autres sont confinés chez eux et ne peuvent plus jouer dans leurs immenses jardins.

Certains sont poussés à nager à 20 km de la centrale Daiichi au bord de la mer puisque les plages y ont été ouvertes cet été.

Cette photo a été prise une semaine après que TEPCO ait avoué que la centrale continue de déverser l’eau hautement radioactive dans l'Océan Pacifique depuis mars 2011. 


Tout ceci à fin de restaurer la confiance de communautés entières. Les enfants ne sont pas que des cobayes, mais ils sont manipulés par les adultes pour alimenter la propagande de «la restauration de Fukushima». 



« Aujourd'hui, sous le ciel bleu de Fukushima, des enfants jouent au ballon et regardent vers l'avenir. Pas vers le passé. » -Shinzo Abe-



Telle est la réalité que le Premier Ministre veut faire croire au monde entier lors de son discours à la candidature des Jeux de Tokyo.

Hélas, cela est loin d’être la réalité.  



Les enfants sur cette photo ne peuvent pas jouer au ballon sous le ciel bleu de Fukushima.

Plus précisément, ils ne peuvent jouer que 30 minutes dehors par jour et cela depuis la catastrophe. 

À l’intérieur de leur maison, nous comptons plus d’un demi-micro sievert par heure à 1 mètre du sol. Dans leur jardin, à 5 centimètres du sol, leurs dosimètres « Geiger » crient à quelques micro sieverts.

Il faut se rappeler que la « norme » internationale est de 0.012 uSv/h soit 1 mSv par an.

Le taux démontré sur cette photo équivaut à plus 4 mSv par an. Mais ceci n’est que la radiation externe. En effet la radiation interne est beaucoup plus dangereuse et ne fait pas de discrimination. 

Ces enfants peuvent ingérer ou respirer à n’importe quel moment des isotopes qui contamineront leurs corps fragiles durant toute leur vie et beaucoup en subiront les conséquences.

Les enfants sont en danger et TOUT est fait pour ne pas les protéger. Ça c’est la seule vérité!

Le jour où une centrale pète en France, et ça va péter, c’est une quasi certitude, je vous donne un conseil: ne regardez pas les informations. Regardez la météo et informez vous de la direction des vents et partez à l’opposé. Ne vous posez pas de questions. Le gouvernement Français  ne vous protégera pas et ils feront  tout le nécessaire pour vous CALMER, pour vous faire oublier, pour vous faire accepter! Bon courage à tous et longue vie aux enfants de Fukushima. »

© Nelson Surjon


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Takashi Hirose : « J’appelle ce pays une nation criminelle »

« Ancien ingénieur et journaliste, Takashi Hirose dénonce les dangers du nucléaire et de son industrie dans de très nombreux ouvrages. Au Japon, tout le monde connaît son nom et plusieurs de ses ouvrages sont devenus des "best sellers" comme 'La Bombe à retardement'»

日本 
作家、反原発運動家、原子力の危険に着いての多くの本を書いている。ベストセラーの一­冊に『原子炉時限爆弾』など

« Les gens ont reçu un choc avec l’accident.
Puis petit à petit, tout le monde a commencé à avoir peur.
Mais c’était une bonne chose, une bonne peur.
Ils ont compris que l’on ne pouvait plus faire confiance.
Malheureusement, l’homme est entouré chaque jour de milliers d’informations.
Cela lui fait oublier les plus terribles événements.
On vit cette situation aujourd'hui.

En ce moment-même, sous Fukushima, de la matière radioactive est en train de s’échapper.
Elle va dans les sous-sols, dans la mer, puis elle ressort sans l’atmosphère.
Ce genre de chose n’apparaît pas dans les nouvelles.
Alors tout le monde l’oublie.
Si cela apparaissait tous les jours aux informations, les Japonais ne pourraient pas l’ignorer.
Mais on passe toute sorte d’autres choses.
Je pense que la plus grande faute revient aux médias.
Ils ont construit cette situation.
Rien n’a changé depuis l’accident.
Les accidents se produisent parce que les médias ne prennent pas le problème au sérieux.
Et même après l’accident, s’ils en parlaient un peu au début, maintenant ils n’en parlent qu’au compte-goutte... » -Takashi Hirose 

8 commentaires:

  1. Quel terrible bilan ! Toutes ces victimes doivent se sentir terriblement seules dans un tel climat et entretenir un sacré sentiment d'injustice ! Merci d'en parler, Okasan.

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    1. Bonsoir Danièle.

      Merci beaucoup de faire partie des personnes qui préfèrent savoir!
      Ces derniers jours il y a eu beaucoup de remue-ménage autour de la situation à Fukushima.
      Cela continuera à cause des phénomènes météo et autres, mais aussi dus à une volonté politique qui ne tient pas compte de la réalité.

      Toujours la politique du "tout va bien" à Fukushima.

      Je vous laisse ici quelques liens que vous connaissez peut-être, sinon vous pourrez les découvrir si vous le souhaitez.

      Bien à vous
      Okasan

      ■ IAEA urges Japan to give public a dose of reality on decontamination work - AJW by The Asahi Shimbun
      http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201310230076

      ■ Fukushima: l’idée d’un retour des populations évacuées fait débat.
      http://fr.euronews.com/depeches/2176782-fukushima-lidee-dun-retour-des-populations-evacuees-fait-debat

      ■ En direct: je suis à Fukushima et je n'aime pas ce que je vois.
      23 octobre 2013, mercredi
      "Je suis arrivée dans la ville de Fukushima (290 000 habitants, à 60km environ de la centrale accidentée de Fukushima-1) hier vers 13 heures, en voiture, de Tokyo. J'ai pris des relevés de la radioactivité un peu partout pendant notre déplacement sur l'autoroute du Tôhoku..."
      http://janickmagne.blog.lemonde.fr/2013/10/23/en-direct-je-suis-a-fukushima-et-je-naime-pas-ce-que-je-vois/

      ♥ MOTS D'ENFANTS post Fukushima
      « J’ai laissé tant de choses importantes dans notre maison de Fukushima. »
      http://www.vivre-apres-fukushima.fr/jai-laisse-tant-de-choses-importantes-dans-notre-maison-de-fukushima/

      ✿ Vous pouvez aussi me trouver sur la Page Facebook dédiée au blog https://www.facebook.com/lepapillonetlempereur

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  2. Bonjour Osakan,
    J'ai été alertée de la venue de Naoto Matsumura en France par Zipanu, un ami blogueur de longue date, et naturellement grâce aux liens qu'il a mis sur son blog je suis arrivée chez vous.
    Un grand merci de faire le relais d'une situation que nous suivons par les médias non officiels sur le net.
    La situation est gravissime et peu de gens finalement en sont conscients pour les raisons que nous savons.
    Je me permets de relayer ce drame à mon tour et de sonner l'alarme sur mon propre blog qui n'a pourtant pas vocation à pousser des coups de gueule.
    Mais relayer la beauté de la nature serait vain si nous laissons l'élite qui gouverne cette planète faire n'importe quoi au risque de tous nous faire sauter et détruire ce joyau qu'est notre HOME.
    Il y a bien longtemps que je ne me sens plus spécifiquement française ou d'une nationalité quelconque mais bien une citoyenne de cette planète... comme chacun d'entre nous.
    Et notre priorité devrait - avant toute chose - être de la protéger comme la prunelle de nos yeux dans un élan de solidarité commun avec les autres humains, nos frères. Il serait grand temps d'agir en espèce protectrice et non destructrice si nous ne voulons pas aller droit dans le mur et nous priver - et l'ensemble des êtres vivants - de cette expérience fondamentale qu'est notre incarnation ici.
    Bien cordialement,

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    1. ✿ ❤ ✿
      Bonjour Noushka,

      «...Il y a bien longtemps que je me sens une citoyenne de cette planète... Notre priorité devrait - avant toute chose - être de la protéger comme la prunelle de nos yeux ... II serait grand temps d'agir en espèce protectrice et non destructrice...» Noushka

      Vos Pages sont remplies de trésors de notre belle Terre ❤
      Merci beaucoup pour cet élan solidaire de votre part qui est dans la continuité de votre Vie.

      Amitiés

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  3. Bonjour Okasan,
    Un grand merci pour votre réponse; comme vous j'espère sincèrement que Naoto Matsumura pourra venir en Europe, il a tant à enseigner, ne serait-ce que le RESPECT de la VIE.
    Un grand merci aussi pour votre appréciation de ma photographie, ce n'est qu'une humble contribution (mais passionnée) à montrer la beauté de la nature.
    Je mets votre blog en lien sur le mien, merci aussi de tenter de réveiller le monde, tant de personnes sont "endormies" alors qu'ensemble nous pourrions refaire de cette planète le paradis qu'elle devrait être.
    Bien amicalement,

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  4. Encore une fois, l'argent roi fait sa loi. Car, après avoir lu cet édifiant reportage, ici, comment pourrait-on comprendre une telle politique du mépris, où l'homme est nié en tant que tel, pour que règne cette loi du silence, de la désinformation, au profit de la sacro-sainte industrie nucléaire? C'est le monde entier de la politique qui devient complice de ce crime en ne luttant pas contre cette ignominie.
    Roger

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    1. ✽ Merci Roger de partager avec nous votre sentiment.

      Le Japon est un pays complexe du point de vue d'organisation politique et culturelle.
      Comme partout, il a des bons et mauvais côtés.
      Notre pensée européenne est à des années lumière éloignée de la pensée et organisation japonaises, en apparence occidentalisée.

      Ces jours-ci nous avons encore eu la preuve comme quoi le "protocole" prend le pas dans les relations interpersonnelles au détriment de l'intérêt, de la gravité et de l'urgence à Fukushima.

      Je vous laisse un lien vers un site qui explique bien l’événement en question ainsi qu'une réaction de ma part sur la Page FB du blog.

      C'est incompréhensible et pourtant!
      Bien à vous.

      ✽ EVACUATE FUKUSHIMA
      ☛ Senator Taro YAMAMOTO 山本 太郎 ~ Going The Distance Part 3
      http://evacuatefukushimanow.wordpress.com/2013/11/02/senator-taro-yamamoto-山本-太郎-going-the-distance-part-3/

      ✽ LE PAPILLON ET L'EMPEREUR (FB)
      ☛ Une Lettre qui provoque une affaire d'État: Taro Yamamoto et L'Empereur Akihito
      https://www.facebook.com/notes/le-papillon-et-lempereur/une-lettre-qui-provoque-une-affaire-d%C3%A9tat-taro-yamamoto-et-lempereur-akihito/1414341058796755

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  5. Bonjour Okasan,
    Merci de votre passage chez moi, vous lire aujourd'hui a été une joie!
    Oui, les cigognes sont des oiseaux extraordinaires, mais ne le sont-ils pas tous?
    J'ai bien peur que nous devrions profiter de la beauté de la nature avant qu'un accident très grave ne survienne à nouveau et mette en péril la planète.
    Je vous souhaite une belle journée!

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